Octobre 2017

EDITO

La parole est à nos clients.

Ivan Bornecque
Ivan Bornecque Directeur du marché des entreprises et de la gestion privée

Voilà le thème de notre 4ème e-Newsletter.

Nous vous avons exposé au fil des précédents numéros quelques aspects des expertises que nous pouvons mettre en œuvre à vos côtés : prise de participations au capital, accompagnement à l’International, structuration de financements complexes, accélération des start-up, conduite de projets d’énergies renouvelables…
Dans ce numéro, nous avons choisi de laisser des entreprises s’exprimer, afin qu’elles exposent, avec leur sensibilité, leur perception du partenariat que nous avons construit ensemble. Nous tenons ainsi à remercier Monsieur Eisenstein, société Orpheo, et Monsieur Rey, entreprise Novarc, qui ont accepté de témoigner.

Village By CA Sud Rhône Alpes : voici un nom que vous entendrez et verrez souvent.
Il s’agit de notre Village de l’innovation que nous venons d’ouvrir à Grenoble au 1er étage du Totem de French Tech in the Alps. Ce lieu est unique à Grenoble, véritable concentré d’énergies au service de l’innovation. Ce Village abrite des Start-up et de nombreux partenaires de premier rang (entreprises, institutionnels…) qui contribuent à l’animation de cet écosystème. Ce bouillonnement d’idées et d’initiatives s’appuie sur l’énorme potentiel de notre région, et respire grâce à une connexion avec les 16 autres Villages by CA existants en France, et avec toutes nos représentations dans le monde entier.
Cela procure une dynamique incroyable que nous vous invitons à venir voir. Il suffit pour cela d’envoyer un courriel à notre « maire du Village », brice.lemoine@levillagebyca.com, qui aura plaisir à vous faire découvrir ce nouveau dispositif et son potentiel.

Bonne lecture à tous.

INNOVATION

Le Village by CA Sud Rhône Alpes a ouvert ses portes !

Le Village by CA SRA

Le Village by CA Sud Rhône Alpes accueille depuis le 17 octobre ses premières start-up, en plein cœur de Grenoble, au 1e étage du bâtiment Totem de French Tech in the Alpes Grenoble, au 16 boulevard Maréchal Lyautey à Grenoble.

Plus d’une vingtaine de start-up ont répondu à l’appel à candidature lancé en juillet. Ces jeunes entreprises à fort potentiel ont été challengées par le Village est ses partenaires. A l’issue d’un comité de sélection composé d’experts sectoriels, d’investisseurs et de figures emblématiques de l’écosystème de l’innovation, 4 start-up ont été sélectionnées pour rejoindre le Village by CA SRA.

Les start-up bénéficieront d’un accompagnement personnalisé afin d’accélérer leur croissance. Les partenaires du projet de Village by CA Sud Rhône Alpes joueront un rôle essentiel dans l’accompagnement des start-up notamment sur leurs domaines d’excellence respectifs.

Mais qui sont ces start-up et partenaires du Village ?

Leur identité a été révélée lors de la conférence de presse d’ouverture du Village by CA SRA et également sur le site internet du Village by CA SRA.

Le Village by CA SRA, lancera un deuxième appel à candidature dans les prochaines semaines pour accueillir de nouvelles start-up !

Découvrir Le Village

INTERNATIONAL

Interview de notre client Alain Eisenstein de la société Orpheo

Financement International

Découvrez l’interview de notre client Alain Eisenstein de la société Orpheo, entreprise qui développe des audio-guides pour les musées. Monsieur Eisenstein revient sur son expérience avec le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes dans son développement à l’international et notamment au Japon.

Voir la vidéo

BANQUE D’AFFAIRES

Novarc

Retour d’expérience de notre client Novarc - Interview de Jean-Noël REY, Président du directoire

« Fondée en 1993 par Frédéric Croullet, l’entreprise Novarc se lance dans la commercialisation d’équipements de sécurité électrique. Quelques années plus tard, le groupe se développe dans l’automobile : solutions de nettoyage, rénovation, préparation de véhicules…

En 1993, le groupe familial réalise sa première acquisition : l’entreprise Sibille Industrie - fabrication et distribution d’équipements de sécurité pour l’exploitation des réseaux électriques. S’en suit plusieurs rachats d’entreprises dans le secteur de la sécurité électrique dans l’objectif d’avoir une division complète dans ce domaine et ainsi pouvoir se développer auprès des compagnies électriques, notamment à l’étranger.

Le chiffre d’affaires de l’entreprise était de 5 millions d’euros à sa création et avoisine les 150 millions cette année pour les deux divisions. Les clés de succès ? Une forte volonté d’investir dans de nouveaux produits chaque année et un fort développement chez les clients en France, en Espagne, en Belgique, et cette année, en Allemagne.

De plus, le groupe ne cherche pas à faire de la vente de masse mais au contraire, proposer des produits qui donnent satisfaction à ses clients. Et ça marche, leurs clients reconnaissent un véritable savoir-faire.

Le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes est un des deux partenaires bancaires depuis la création du groupe. En plus de 20 ans, Novarc et le Crédit Agricole ont su tisser une relation permanente et de confiance, c’est pourquoi la Banque est intervenue dans le financement de chaque acquisition du groupe.

Novarc est une entreprise à taille humaine, pas une multinationale comme on peut l’entendre, c’est ainsi qu’elle se sent proche du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes. »

Agenda

Ouverture du Village by CA Sud Rhône Alpes

Le Village by CA Sud Rhône Alpes ouvre ses portes au 1e étage du bâtiment Totem de French Tech in the Alps Grenoble, au 16 boulevard Maréchal Lyautey à Grenoble.

Job Meeting

Participez à notre Job Meeting au Village by CA Sud Rhône Alpes

Le Village by CA Sud Rhône Alpes
Découvrir le Village

Atelier travaux pratiques

GREX - Crédit Agricole SRA : le crédit documentaire
à l'import

GREX Grenoble

A venir en Avril 2018

Opération Bonjour France

La CCI France Japon organise avec le grand magasin n°1 du Japon, ISETAN Shinjuku et ISETAN Kyoto, une semaine de vente de produits français nouveaux au Japon.

Juin 2017

EDITO

Pour quoi faire ?

Ivan Bornecque
Ivan Bornecque Directeur du marché des entreprises et de la gestion privée

Au cours de ces élections, la France s’est finalement mobilisée et souvent passionnée pour cette saga pleine de rebondissements. Mais la politique n’est qu’un moyen, et le plus intéressant reste à venir : qu’allons-nous pouvoir construire ensemble ?

Pour partir sur une note d’optimisme, rappelons que la France tire formidablement son épingle du jeu de l’innovation et des startups. Or, c’est vraisemblablement entre leurs mains que se situe la manne des emplois à venir. De façon très pragmatique, le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes s’est doté d’un « pôle innovation », probablement le plus actif de la place. Une véritable filière d’expertise est à même d’accompagner des projets extrêmement divers, et de nombreuses startups en bénéficient à ce jour.

Et ce qui nous parait le plus important, c’est que ce bouillonnement soit totalement associé au tissu économique des PME, ETI et grandes entreprises qui maillent notre territoire. Ce levier économique porteur d’avenir doit s’alimenter de l’expérience, de l’expertise et de la puissance des entreprises matures. Et celles-ci doivent pouvoir s’enrichir de l’impertinence de ces défricheurs d’avenir.

Cette conviction nous pousse à ouvrir au second semestre 2017 notre Village by CA de l’innovation à Grenoble, un lieu absolument unique en son genre. Une pépinière de startups, certes, mais offrant une gamme extrêmement large de services d’accompagnement, et surtout une connexion avec les entreprises du territoire et tous les autres Village by CA des autres Caisses régionales du Crédit Agricole : une puissance interactive unique, immergée dans le monde économique « réel ». Tout le monde doit en profiter. L’innovation ne vaut que si elle est partagée par tous.

INNOVATION

Amundi et le CEA créent Supernova Invest

Investissement start Up

Amundi, premier gestionnaire d’actifs européen en termes d’encours avec plus de
1 000 milliards d’euros sous gestion, et le CEA, Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives, nouent un partenariat et créent une société de gestion indépendante : Supernova Invest. Outre la reprise des fonds actuels de CEA Investissement (avec un mandat de conseil pour le fonds stratégique du CEA et la gestion du Fonds FNA « Amorçage Technologique »), celle-ci a vocation à créer et à gérer pour compte de tiers de nouveaux fonds de capital-innovation destinés à financer des projets dans l’innovation technologique sur le territoire français. Ainsi elle gèrera le fonds « Crédit Agricole Innovations et Territoires » dans lequel
le Crédit Agricole - via les Caisses régionales, Crédit Agricole Assurances et Crédit Agricole S.A. – a mobilisé 50 millions d’euros pour accompagner les jeunes entreprises innovantes.

L’expérience et les compétences de CEA Investissement et Amundi Private Equity Funds

Cette nouvelle société profitera des 15 années d’expérience et de pratique de l’équipe de CEA Investissement dans le capital-risque et l’amorçage - elles ont déjà accompagné 74 sociétés innovantes - et des compétences d’Amundi Private Equity Funds (PEF) en gestion et commercialisation de fonds. Reconnue comme l’une des sociétés les plus performantes de l’industrie du capital investissement français, Amundi PEF fera également bénéficier la nouvelle entité de ses excellents réseaux d’affaires grâce à ses réseaux partenaires à travers le monde.

Société de gestion indépendante codétenue par CEA Investissement (40%), Amundi PEF (40%) et l’équipe issue de CEA Investissement (20%), Supernova Invest a pour ambition de devenir un acteur clé du capital investissement dédié à l’innovation technologique :

  • à tous les stades de maturité des sociétés innovantes, des start-up en amorçage aux sociétés matures
  • sur les 2 grands types d’innovations technologiques :
    • les innovations de rupture, fondées sur le développement intensif de technologies de rupture issues des laboratoires de recherche et associée le plus souvent à des enjeux industriels
    • les innovations d’usage, fondées sur l’assemblage de technologies matures pour le développement d’usages et/ou de modèles économiques nouveaux, bien représentées notamment dans l’économie digitale
  • et proposer ainsi au marché une gamme de fonds couvrant l’ensemble des besoins en matière d’innovations technologiques

Grâce aux liens historiques qu’elle a noués avec le CEA, Supernova a accès à un deal flow de grande qualité.

Cela lui permet également de bénéficier de son expertise dans les hautes technologies et de ses licences de propriété intellectuelle mais aussi de tout un écosystème, véritable facteur d’accélération opérationnelle et d’optimisation des besoins en investissement. Autant d’éléments qui facilitent l’émergence des start-up dans lesquelles l’équipe de Supernova investit.

Le partenariat avec Amundi lui permettra, après l’obtention de son agrément AMF, de franchir une étape supplémentaire en augmentant non seulement ses capacités d‘investissement mais aussi d’analyse et de suivi des sociétés.

Le Crédit Agricole crée un nouveau fonds de 50 millions d’euros

Le Crédit Agricole a ainsi décidé de confier la gestion de son nouveau fonds intitulé « Crédit Agricole Innovations et Territoires » à Supernova Invest. Ce fonds doté de 50 millions d’euros pourrait atteindre 100 millions d’euros d’ici 2020. Cet investissement porté par les Caisses régionales de Crédit Agricole à hauteur de 40 millions d’euros, Crédit Agricole Assurances et Crédit Agricole S.A. à hauteur de 5 millions d’euros chacun vise à dynamiser l’économie des territoires par le financement de l’innovation et l’investissement dans des jeunes sociétés technologiques, opérant prioritairement dans les six relais de croissance du Crédit Agricole : agriculture et agroalimentaire, énergie-environnement, logement, santé, tourisme et mer.

Startup, nous sommes là pour vous

Concours CA d’OR 2017 : les inscriptions sont encore ouvertes !

La douzième édition du concours des CA d’OR récompense cette année l’innovation autour de 4 catégories différentes. Il ne reste plus que quelques jours pour s’inscrire alors n’hésitez pas à présenter votre projet sur le site officiel.

CA d'Or

INTERNATIONAL

Le financement court-terme de vos exportations

Financement International

Financez vos décalages de trésorerie et optimisez le règlement de vos créances clients à l’international grâce au crédit documentaire. Dans le cadre de vos contrats internationaux, en tant qu’exportateur, vous êtes sollicités régulièrement par vos acheteurs étrangers concernant des demandes de délai de paiement. Comment répondre aux attentes des acheteurs tout en optimisant le recouvrement de vos créances clients ? Découvrez le fonctionnement du crédit documentaire et son intérêt.

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Energies Renouvelables

RSE : les entreprises françaises en pointe

RSE

Une étude conjointe d’EcoVadis et du Médiateur des entreprises pointe les progrès réalisés par les entreprises françaises en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE).

La montée en puissance des problématiques de responsabilité sociale et environnementale (RSE) au sein des entreprises n’est pas une impression de façade, mais bel et bien une réalité. C’est ce qu’indique une étude, publiée par EcoVadis et le Médiateur des entreprises, sur la performance RSE des entreprises françaises, comparée à celle des pays de l’OCDE et des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

Basée sur un échantillon statistique de 20 000 entreprises, dont 3 470 implantées dans l’Hexagone (83 % de PME-ETI, 17 % de grandes entreprises), cette étude met en perspective deux faits saillants. D’une part, la forte progression de la thématique RSE au sein des entreprises françaises, d’autre part, leur avance dans ce domaine, comparé à leurs homologues étrangères.

63 % d’entreprises « responsables »

Premier constat : les entreprises françaises ont intégré les exigences de la RSE et progressent rapidement sur ce terrain. Sur la base des 3 champs RSE étudiées - environnement, social, éthique des affaires –, 63 % des entreprises étudiées en France disposent d’un système de gestion RSE complet et adapté. Un chiffre en forte progression, supérieur de 16 points à celui enregistré lors de la précédente étude portant sur la période 2012/2014.

Si l’on scrute les résultats de l’étude plus en détail, on observe que les entreprises françaises obtiennent leur meilleur score dans le champ social : 68 % d’entre elles intègrent cet enjeu de manière complète et satisfaisante. Vient ensuite le champ environnemental (64 %), puis celui de l’éthique des affaires où la performance reste en revanche perfectible (43 %), même si elle progresse, par rapport à la précédente étude, de 14 points.

Autre motif de satisfaction : comparé à leurs consœurs des pays de l’OCDE et des BRICS, les entreprises françaises disposent d’une longueur d’avance en matière de RSE. Situées à la 7ème place du classement lors de la précédente étude (sur 60 pays), elles se hissent cette fois en 4ème position, derrière les entreprises du Royaume-Uni, puis de la Suède et du Danemark. Enfin, comparé aux entreprises des pays de l’OCDE et des BRICS, les progrès enregistrés par les entreprises françaises sont plus marqués, ce qui contribue à conforter et creuser leur avance sur les autres.

BANQUE D’AFFAIRES

Incit’financement

Création de Incit’financement, première plateforme régionale de financement d’entreprises par les citoyens

Annoncée le 29 mai dernier, Incit’financement est la première plateforme régionale destinée à mobiliser l’épargne des citoyens pour financer les entreprises grâce à un partenariat public-privé inédit. Le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes est fier de soutenir ce projet impulsé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes. La plateforme permettra à tout particulier, investisseur, de rentrer directement au capital des entreprises les plus prometteuses d’Auvergne-Rhône-Alpes via un financement participatif. Le lancement officiel et complet de la plateforme aura lieu le 13 juin prochain.

Accéder au site

LA VIE DES ENTREPRISES

Délais de paiement : le retard moyen recule

Délai de Paiement

Le rapport 2016 de l’Observatoire des délais de paiement dresse un bilan positif de l’année écoulée. L’an dernier, en passant sous le seuil des 12 jours, le retard de paiement moyen a reculé de 2 jours.

Certes, tout n’est pas encore parfait, mais au moins la tendance va dans le bon sens. Alors qu’en 2015, aucun progrès tangible n’avait été enregistré en matière de réduction des délais de paiement, l’année 2016 a montré une nette inflexion de tendance. Selon le cabinet Altares, dont les chiffres alimentent le dernier rapport de l’Observatoire des délais de paiement publié par la Banque de France, le retard moyen est passé en France sous la barre des 12 jours au 3ème trimestre 2016. Il s’établit précisément à 11,6 jours contre 13,6 jours au début de l’été 2015, ce qui constituait le pire score enregistré depuis 10 ans, selon l’Observatoire.

Forte réduction des retards les plus importants

Cette amélioration est particulièrement perceptible pour les retards importants. Autrement dit ceux qui dépassent de plus de 30 jours l’échéance initialement prévue. Alors que près de 8 % des entreprises décalaient leurs règlements au-delà de cette limite début 2016, elles ne sont désormais plus que 6,6 % à le faire. En revanche, les retards de moindre importance restent toujours très nombreux. Plus d’une entreprise sur trois reporte ses règlements fournisseurs de 1 à 15 jours et une sur cinq les repousse de 16 à 30 jours. Au bout du compte, seules deux entreprises sur cinq règlent leurs échéances en temps et en heure.

Parmi les facteurs contribuant à cette amélioration, le rapport de l’Observatoire souligne le renforcement des pouvoirs de contrôle et de sanction accordés à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ses agents peuvent désormais infliger aux contrevenants une amende de 2 millions d’euros contre 375 000 € auparavant et publier le nom des entreprises sanctionnées. En 2016, ils ont diligenté plus de 2 500 contrôles, dressé 581 avertissements ou injonctions et infligé 228 amendes pour près de 11 millions d’euros. De quoi dissuader les comportements abusifs.

La situation en Europe au diapason

Si les retards de paiement reculent en France, c’est aussi le cas en Europe, où le retard moyen est repassé en 2016 sous la barre des 14 jours, pour la première fois depuis 3 ans. Comptabilisés à 13,5 jours désormais, les reports de règlements sont comparables à ceux enregistrés au cours de l’été 2012. L’Allemagne, exemplaire dans ce domaine, enregistre un retard moyen de 6,8 jours et un taux de paiement en temps et en heure de 70,7 % (contre 39,4 % en France). De son côté l’Espagne signe sa meilleure performance sur 10 ans, avec un délai de 15,3 jours de retard, bien loin des 22 jours relevé en 2010.

Agenda

Conférence : entreprise et performance

Toutes les clés pour bien gérer votre trésorerie.
En partenariat avec KPMG.

Centre d'Affaires de Bourgoin
Inscription

Atelier travaux pratiques

GREX - Crédit Agricole SRA : le crédit documentaire
à l'import

GREX Grenoble

A venir en Septembre

Du meilleur usage d'un actif de l'entreprise : l'immobilier

Un évènement autour des thématiques de l'auto consommation énergétique, la transmission,
le lease back ...

Centre d'Affaires Grenoble

Janvier 2017

EDITO

Ivan Bornecque
Ivan Bornecque Directeur du marché des entreprises et de la gestion privée

Quel succès ! Vous avez en effet été très nombreux à lire et apprécier notre nouvelle E-Newsletter. Nombre d’entre vous nous ont ensuite contacté pour approfondir ou mettre en application ensemble tel ou tel sujet, et nous les en remercions. Nous vous adressons donc le numéro 2, conçu dans ce même esprit réaliste, privilégiant l’information opérationnelle sur quelques thèmes s’invitant de plus en plus dans notre quotidien : l’immobilier d’entreprise, l’international, l’innovation, les énergies renouvelables…

Confiance !

La fin du suramortissement fiscal lié aux investissements productifs, programmé pour le 14 avril prochain, pourrait mettre un frein à l’indispensable modernisation de l’outil de production en France. Or c’est bien les investissements des PME et ETI de nos territoires, moteurs de la croissance en France, qui seront demain les piliers de leur compétitivité. Le délai restant doit donc être mis à profit sans tarder, d’autant que la période reste extrêmement favorable : les taux d’emprunts sont encore très bas alors qu’ils pourraient poursuivre dans l’avenir le début de hausse constaté depuis quelques mois. Un investissement réalisé pendant ce premier trimestre peut donc constituer un véritable avantage concurrentiel. Une décision plus tardive pourrait se concrétiser avec des taux peut-être plus élevés et sans le suramortissement. En tant que premier financeur des entreprises, nous avons mobilisé tous nos chargés d’affaires et nos services supports pour vous accompagner avec la plus grande réactivité et dans des conditions très performantes.

Je vous souhaite une très belle année nouvelle, pleine de satisfactions et d’heureuses surprises, certain que, face aux incertitudes que nous traversons, la volonté d’entreprendre ensemble sera la plus forte. Très bonne lecture.

INNOVATION

Carbon Bee : les CA d’Or 2016 priment l’innovation en agriculture

Vue panoramique de Grenoble

Interview de Gérald GERMAIN, dirigeant de Carbon Bee, société lauréate des CA d'OR 2016 dans la catégorie Innovation.

- Carbon Bee est lauréate des CA d'OR du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes dans la catégorie Innovation. Gérald, pouvez-vous nous présenter votre société ?

Carbon Bee a été créée en 2015, et nous exerçons une double activité. Une première activité de bureau d'étude où nous concevons des systèmes communicants pour nos clients. Et une seconde activité sur laquelle nous avons développé AQiT, une solution matérielle et logicielle innovante à destination du secteur de l'agriculture. Il s'agit d'une caméra qui voit une centaine de couleurs, dont certaines qui ne sont pas visibles à l'œil humain, et qui permet lorsque l'on passe au dessus d'un végétal avec un drone ou un tracteur d'identifier les problèmes qu'il peut y avoir sur les cultures. Au-delà du capteur, nous avons développé une solution logicielle qui permet d'interpréter ces données et de détecter une maladie, un stress, etc.
Notre solution permet à nos clients de développer une agriculture intelligente. En effet, l'agriculteur pourra optimiser ses apports d'engrais, ses apports d'eau, etc. Notre solution permet également de maîtriser les maladies des végétaux car les agriculteurs pourront réaliser si nécessaire un arrachage très ciblé des plans malades.

- Quelles retombées attendez-vous après cette distinction au CA d'OR ?

Nos clients sont principalement des acteurs du monde agricole (agriculteurs, viticulteurs, chambres d'agriculture, etc.). Le fait d'être soutenu par le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes, qui est très impliqué sur ce secteur, nous apporte une grande caution.
Nous avons longtemps travaillé pour bénéficier d'une caution scientifique en travaillant avec des laboratoires de recherche, ce prix des CA d'OR du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes nous permet maintenant d'avoir une caution sur le marché de l'agriculture.

- Nous sommes très heureux de pouvoir accompagner des jeunes entreprises innovantes de notre territoire à se développer, notamment par des initiatives para-bancaires comme les CA d'OR. C'est dans cette dynamique que nous avons décidé de créer un Village by CA Sud Rhône Alpes à Grenoble en 2017. Connaissez-vous cette démarche ?

Oui nous connaissons cette démarche notamment au travers des Villages by CA déjà ouverts sur d'autres régions en France. Cette initiative nous semble d'ailleurs très pertinente, nous voyons bien que dans ces métiers high tech, le réseau que l'on peut créer avec des grands groupes ou des structures de plus petites tailles comme les start-up est clé. C'est sur ce réseau qu'il faut s'appuyer pour pouvoir progresser et avancer à la fois techniquement et commercialement. Toute initiative qui va donc dans ce sens est très pertinente.

ORIA : du Startup Weekend Grenoble au projet Village by CA Sud Rhône Alpes

Startup Oria
Crédit photo : Startup weekend Grenoble 2016 – Alexis Baillard

Le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes, avec son projet Village by CA Sud Rhône Alpes, a été le principal sponsor du Startup Weekend Grenoble qui s'est tenu du 14 au 16 octobre 2016.

Cet événement a réuni plus de 100 participants autour de 15 idées de start-up. A l'issue de 54 heures de travail intensif, chaque équipe a présenté son projet devant un jury. A l'issue des délibérations, l'équipe d'ORIA a été sélectionnée pour rejoindre le projet de Village by CA Sud Rhône Alpes de Grenoble dès son ouverture en septembre 2017. Les porteurs du projet de start-up ORIA souhaitent concevoir et commercialiser une bague connectée permettant de créer des effets sonores en jouant d'un instrument de musique.

INTERNATIONAL

Marché des changes : des outils de couverture ou d’optimisation pour les entreprises

Les entreprises souhaitant couvrir leur risque de change disposent d’une large gamme de solutions. Toutes les entreprises devraient y recourir, même lorsque leur activité à l’international est occasionnelle. Prenons quelques exemples.

Vue panoramique de Milan

Situation 1 :

Règlement important à faire en devise à une date incertaine
Lorsqu’une entreprise, importatrice ou exportatrice, fait face à des échéances de paiement incertaines, et n’a pas ou peu connaissance de la date d’utilisation de leur couverture de change, le terme classique de paiement n’est pas approprié et le fait de ne rien faire l’expose à un décalage défavorable des cours. Le Flexiterme a été conçu pour répondre à cette double contrainte et permet d'acheter, ou de vendre, jusqu'à l'échéance tout ou partie du montant nominal à un cours unique.

L’entreprise a signé un contrat d’achat qui l’amènera à payer 2 M$ à son fournisseur entre le 15 mai et le 15 juillet 2017. Elle met en place un Flexiterme acheteur d’USD pour 2 M$, avec une date de départ au 15 mai 2017 et une échéance au 15 juillet 2017 au cours de 1,1325. L’entreprise aurait pu choisir un départ immédiat mais la date de départ décalée correspond à son besoin et lui permet de bénéficier d’une partie du report de l’EUR (dans notre exemple : EUR/USD = 1,1288 au comptant et 1,1425 à terme).

Situation 2 :

Une entreprise française fait une acquisition à l’étranger financée par un emprunt en EUR
Une entreprise française qui réalise une acquisition à l’étranger a souvent recours à un financement en Euro, les entreprises de la zone Euro bénéficiant en général de meilleures conditions de financement en Euro qu’en devise.
Dans ce cas, la solution la plus simple est de mettre en place un swap de devise (« Cross Currency Swap » ou « CCS ») concomitamment à la mise en place du financement en EUR. Pour l’entreprise, le CCS va transformer son financement à taux variable en Euro en financement à taux fixe en devise.

L’entreprise met en place un financement pour 6 M€, à partir du 15 septembre 2016 sur 10 ans, au taux d’Euribor 3 mois flooré à 0 % + 0,75 %, avec amortissement trimestriel constant du capital (150 k€ / trimestre). Au moment de la mise en place du CCS, deux paramètres sont arrêtés :
– un cours de conversion EUR/GBP (correspondant au prix de marché au moment de la mise en place : 0,85 pour notre exemple). Celui-ci sera utilisé tout au long de l’opération pour convertir les montants de capital (ou d’amortissement) en EUR en montants en GBP ;
– le taux fixe en GBP : 2,18 % dans notre exemple ;
Les flux échangés au titre du CCS sont les suivants :
– Capital initial : l’entreprise va verser à la banque les 6 M€ levés au titre du financement et recevoir la contrevaleur en GBP (5,1 M£), montant qui lui servira à régler son acquisition.
– Amortissements : chaque trimestre, l’entreprise va recevoir les amortissements en EUR (150 k€) et payer les amortissements en GBP (= 5,1 M£ x 40 ou 150 k€ x 0,85 = 127,5 k£). Le capital en GBP sera donc amorti trimestriellement de manière linéaire, parallèlement au capital en EUR.
– Intérêts : à chaque période, l’entreprise va recevoir les intérêts en EUR (Euribor 3m flooré à 0 % + 0,75 %) sur la base du capital restant dû EUR et payer les intérêts en GBP (2,18 %) sur la base du capital restant dû GBP. Au final, l’entreprise va ainsi recevoir via le CCS tous les flux à payer dans sa dette en EUR : elle n’aura ainsi aucun flux net à verser en EUR et aura bien transformé sa dette en EUR en dette à taux fixe en GBP.

Situation 3 :

L’entreprise est à la fois acheteuse et vendeuse de devises
Alors que certaines entreprises sont nettement acheteuses ou nettement vendeuses de devises, d’autres ont des flux qui s’équilibrent. Parmi ces dernières, certaines se tournent vers des produits d’optimisation visant à améliorer leurs cours de change, bien que leur exposition nette soit limitée, afin de dégager un gain financier. Les produits ‘Pivot’, comme le « Forward Pivot », répondent à cette demande.

L’entreprise estime que l’EUR sera proche de sa valeur actuelle (1,12) dans un an. Elle met en place un forward pivot à 1,12 de ratio 2, pour 1M$, avec un cours acheteur de dollars de 1,2150 et un cours vendeur de dollars de 1,0250. A l’échéance, quatre cas peuvent se présenter en fonction du cours constaté :
• Cas 1, le cours est inférieur à 1,0250 : l’entreprise vend 2 M$ à 1,0250
• Cas 2, le cours est compris entre 1,0250 et 1,12 : l’entreprise vend 1M$ à 1,0250
• Cas 3, le cours compris entre 1,12 et 1,2150 : l’entreprise achète 1 M$ à 1,2150
• Cas 4, le cours est supérieur à 1,2150 : l’entreprise achète 2 M$ à 1,2150
L’entreprise table donc sur un cours compris entre 1,0250 et 1,2150 : si cette prévision se réalise, elle achètera ou vendra 1 M$ à un cours favorable, dans le cas contraire elle achètera ou vendra 2 M$ à un cours défavorable.


En mettant à la disposition de ses clients une offre de produits de change performante, le Pôle Commercial International du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes et les opérateurs dédiés en salle des marchés cherchent à faciliter leurs transactions internationales, voire à les rendre plus compétitives.

Les situations et solutions abordées ci-dessus ne fournissent qu’un aperçu de notre offre.
Ainsi, pour étudier vos besoins et vous conseiller la solution la plus adaptée, contactez-nous via votre chargé d’affaires ou votre expert dédié à l’international :

Un nouveau cadre douanier pour l’Europe

Le Code des douanes de l’Union européenne est entré en vigueur le 1er mai 2016. Ce texte commun aux 28 états de l’Union, vise à faciliter les échanges commerciaux et à aboutir, d’ici 2020, à la dématérialisation de l’ensemble des procédures.

Vue panoramique de Milan

Intensification du commerce international, élargissement de l’Union à de nouveaux États membres, montée en puissance des technologies numériques… Depuis sa mise en place, en 1992, le socle réglementaire régissant les procédures douanières des pays de l’Union n’était plus adapté à la situation. Après plusieurs années de gestation, un nouveau texte, le Code des douanes de l’Union européenne, est entré en vigueur le 1er mai 2016. Ce cadre juridique doit permettre d’uniformiser les pratiques douanières des 28 pays de l’Union et aboutir, à l’horizon 2020, à la dématérialisation de l’ensemble des procédures.

La principale avancée de ce texte repose sur la mise en place du dédouanement centralisé communautaire. Un mécanisme qui devrait grandement simplifier les formalités. Grâce à lui, un opérateur pourra transmettre ses déclarations à un seul bureau de douane dans l’Union, même si ses marchandises transitent par plusieurs points. Cela permettra de centraliser le paiement des droits de douane au même endroit.

Cette disposition, qui sera généralisée au niveau européen en 2019, est déjà en vigueur en France, depuis le 1er mai, pour les flux concernant le territoire national. Cette mesure va renforcer la concurrence entre les administrations, mais aussi les professionnels du dédouanement, puisque les entreprises pourront à terme dédouaner dans n’importe quel pays de la zone Euro.

Toutefois, cette facilité sera réservée aux acteurs disposant du statut d’opérateur économique agréé (OEA). Ce dernier, peu prisé des entreprises françaises (seules 1380 certifications ont été délivrées dans l’Hexagone contre 5930 en Allemagne), devrait bénéficier d’un solide regain d’intérêt. Enfin, le nouveau code en vigueur fixe comme règle la dématérialisation de l’ensemble des formalités douanières, à l’horizon 2020. Ce qui laisse une période transitoire aux pays de l’Union pour rendre leurs systèmes d’information compatibles.

Source : Uni-Editions, La lettre aux entreprises, n°4, Décembre 2016.

ENERGIES RENOUVELABLES

« La transition énergétique, c’est maintenant ! »

Panneaux solaires

En fin d’année 2016, le Crédit Agricole a organisé une conférence débat à Montélimar sur le thème « La transition énergétique, c’est maintenant et nous sommes tous concernés ». Il s’agissait d’informer les agriculteurs, professionnels et entreprises des perspectives prometteuses des énergies nouvelles renouvelables.

Après une introduction sur l’évolution inquiétante des rejets de gaz à effet de serre et la nécessité d’agir, Jean-Luc Carles, expert-comptable de retour de Marrakech où se tenait la COP22, témoignait de l’importance croissante du business des Énergies Nouvelles et Renouvelables (EnR), notamment dans les pays en développement. Un focus spécifique a été établi sur la méthanisation, avec les interventions de Nicolas Ribes, dirigeant de SCARA, groupe d’étude, conseil et développement spécialisé en agro-écologie, et François Coste, éleveur laitier et producteur d’énergie photovoltaïque et biogaz. Sources d’EnR, mais également réducteurs de polluants agricoles ou industriels, les projets de méthanisation sont une véritable valeur ajoutée pour les territoires, même si leur mise en œuvre reste complexe.

Gautier Meyers, gérant de Synergetik, apporta son point de vue sur le photovoltaïque : durée de vie et recyclage des modules, bilan carbone d’un panneau, contexte photovoltaïque français, autoconsommation, coûts, exemple de business plan… Ces nombreux points ont permis aux participants, souvent en réflexion d’un futur projet, de se faire une idée précise en vue d’un passage à l’acte. D’autant que Lionel Plancher, gérant de la société Plancher Environnement, illustra le sujet par un témoignage très positif des différentes installations réalisées à ce jour dans son entreprise.

Le Crédit Agricole est le premier financeur des EnR, et notre Caisse Régionale a mis en place un pôle de compétence dédié. Philippe Toussaint, Directeur de l’Agence Ingénierie financière, Innovation et Energies, et Jean-Marc Martin, Expert Investisseur Énergies Renouvelables, sont les interlocuteurs privilégiés pour présenter les possibilités en termes de crédit bancaire ou intervention de haut de bilan, via Cam Énergie Sud Rhône Alpes, filiale à 100 % du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes.

BANQUE D’AFFAIRES

Réaliser les bons choix en matière d’immobilier d’entreprise

Capital Investissement

L’immobilier d’entreprise est un actif qui mérite d’être davantage pris en compte. La décision de le conserver ou de le céder revêt, dans certaines situations, une importance stratégique.

La gestion active des actifs immobiliers de l’entreprise est un sujet qui est peu pris en compte par les dirigeants. Pourtant, il y a là un gisement d’opportunités qui mérite d’être étudié et exploité.
Le fait pour une entreprise de posséder ses bureaux, ses entrepôts, ou son usine, offre en effet des marges de manœuvre, dont il est possible de tirer profit. La plupart du temps, les dirigeants se concentrent sur leur cœur de métier et conservent leur immobilier sans chercher à en maximiser le potentiel. Or, il peut être intéressant, dans certaines situations, d’arbitrer ces actifs. Autrement dit de choisir entre les conserver, ou au contraire, les sortir du bilan de l’entreprise.

Faciliter un projet de cession

La vente d’actifs immobiliers peut être opportune, notamment dans le cas d’un projet de cession de l’entreprise. Dans cette optique, le fait d’externaliser le patrimoine immobilier va ramener le prix de cession de la société à un niveau bien plus accessible pour les acquéreurs potentiels et optimiser les chances de boucler l’opération. La vente des murs peut aussi être un bon moyen de financer ses ambitions, lorsqu’on a des projets de développement. Les liquidités dégagées par la vente de l’immobilier peuvent alors être mises à profit, par exemple pour boucler une opération de croissance externe. À l’heure actuelle, la rentabilité des actifs immobiliers tourne entre 4,5 à 7,5 % suivant la localisation. Si la vente de l’immobilier séparé est susceptible de générer un meilleur rendement, la solution mérite d’être étudiée. La cession des actifs immobiliers est également un arbitrage fréquent, de la part des dirigeants souhaitant transmettre l’entreprise à l’un de leurs enfants. Cela libère l’exploitation et offre une souplesse appréciable pour répartir équitablement son patrimoine entre ses héritiers.

Faire le bon choix

Bien sûr, il n’existe pas de solution idéale. La bonne stratégie à adopter dépend des objectifs à atteindre. Mais aussi de la qualité et de la liquidité des actifs concernés. Sachant que, pour faire simple, les bureaux situés dans les grandes villes se vendent mieux que les usines en zone rurale. Il faut également étudier les incidences comptables et fiscales découlant de la conservation, ou au contraire de la cession des biens immobiliers (régime d’amortissement, déduction des loyers et charges, fiscalisation des plus-values réalisées à la vente, etc.). Pour procéder en toute sérénité, le mieux est de recourir aux services d’un conseil en fusion-acquisition rôdé à ces questions, de manière à pouvoir étudier l’éventail des configurations possibles et aboutir à la meilleure décision au meilleur moment.

(Source : Uni-Editions, La lettre aux entreprises, n°4, Décembre 2016.)

Agenda

Save the Date

Les Rencontres du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes

Soirée dédiée aux enjeux du transport

Octobre 2016

EDITO

Ivan Bornecque
Ivan Bornecque Directeur du marché des entreprises et de la gestion privée

Ce n'est pas le plus fort de l'espèce qui survit, ni le plus intelligent. C'est celui qui sait s'adapter, a constaté Darwin. Et c'est sûrement encore plus vrai aujourd'hui. Dans un monde de plus en plus rapide, qui crée autant d'inquiétudes que d'opportunités, il devient essentiel de cerner rapidement les éléments de contexte porteurs de sens pour (ré)orienter l'action avec pertinence.

Nous souhaitons contribuer à cette nécessaire "adaptation permanente" en vous transmettant cette "Lettre aux Entreprises" tous les quadrimestres. Vous y trouverez de nombreux sujets sur lesquels nous vous apportons notre éclairage. Chaque article sera volontairement bref : il doit vous délivrer une info essentielle, susciter des idées, vous donner envie d'investiguer tel ou tel thème... Et nous aurons plaisir à vous y aider de vive voix : les coordonnées d'un spécialiste sont systématiquement à votre disposition au bas de chaque article. De l'innovation à l'international, en passant par les énergies renouvelables, l'avenir n'a pas fini de nous étonner. Nous sommes attachés à nos territoires, et mettre le savoir-faire de la banque de référence des entreprises à votre service est notre raison d'exister. Construisons le futur ensemble.
Excellente lecture.

INNOVATION

Le Village by CA Grenoble

Vue panoramique de Grenoble

Les entreprises qui innovent aujourd’hui créent les richesses et les emplois de demain, c’est un fait. Soutenir cette innovation est donc un enjeu important pour une banque régionale comme le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes.

C’est pourquoi, en 2013, nous avons décidé de créer une filière dédiée à l’accompagnement de l’innovation. Depuis, nous avons accompagné plus d’une quarantaine de start-up dans leurs projets de développement.

Fort de notre expérience, nous avons la conviction que l’accélération des start-up nécessite plus que du conseil et du financement. C’est pour cette raison que nous allons créer un Village by CA sur Grenoble.

De façon concrète, le Village by CA est bien plus qu’une pépinière d’entreprises. Sa mission : accélérer la croissance de ses occupants grâce à la mise en relation des start-up, des PME, des ETI, des grands groupes, ainsi que les acteurs « institutionnels » de l’écosystème.

Plus de 20 Villages by CA vont être créés partout en France dans les 24 prochains mois. L’ensemble des Villages constituera un réseau à l’échelle nationale. Il sera donc possible pour une start-up du Village de Grenoble d’être très facilement mise en relation avec un partenaire d’un autre Village by CA en France, et ainsi de briser les barrières liées à l’éloignement géographique. L’accompagnement des start-up s’étendra aussi à l’international grâce à notre réseau de correspondants.

Notre Village by CA Grenoble définitif ouvrira ses portes début 2019, dans un bâtiment de 9000 m² dédié à l’innovation ouverte situé sur la presqu’ile. Il pourra accueillir entre 30 et 40 start-up sur une surface de 1750 m².

Mais nous n’attendrons pas 2019 pour accompagner de façon innovante les start-up ! Nous allons ouvrir un premier Village by CA à Grenoble dès 2017 afin d’accompagner une dizaine de start-up sur 500 m2 pendant plus de deux ans aux côtés de nos partenaires.

Même si le lieu de ce premier Village by CA Grenoble n’est pas encore arrêté, soyez sûrs qu’il sera implanté au cœur de l’écosystème de l’innovation en partenariat avec de nombreux acteurs travaillant avec nous à la croissance de notre territoire.

INTERNATIONAL

L’Italie

Troisième économie européenne, située au coeur de la Méditerranée, l’Italie occupe une position stratégique et dispose d’atouts importants pour les entreprises en développement.

Vue panoramique de Milan

L’économie italienne entame sa deuxième année de croissance après trois années de profonde récession. La croissance de la consommation privée est désormais en route depuis deux ans et demi, soutenue par la progressive amélioration du marché du travail et, plus tardivement, par la baisse des prix. Les ménages historiquement moins endettés qu’en France et avec un patrimoine parmi les plus élevés en Europe (6,3 fois le PIB) se sont encore désendettés au cours des dernières années. Le patrimoine a certes baissé du fait de l’ajustement des prix immobiliers, mais le marché résidentiel se redresse depuis 2014 et une première stabilisation des prix est prévue cette année.

Les entreprises se redressent

Les entreprises ont souffert de la crise en particulier de la crise de liquidité. Aujourd’hui, les défaillances et surtout les fermetures d’entreprises viables, mais incapables de s’autofinancer, ont pris fin. Les marges se redressent et les entreprises ont nettement amélioré leur autofinancement. La crise a aussi permis de renforcer la performance à l’exportation des entreprises italiennes qui ont dû trouver de nouveaux débouchées pendant les années de faiblesse du marché domestique.

La reprise a pu bénéficier aussi d’un vent de confiance qui a fait son retour dans la péninsule. La stabilité politique garantie par le gouvernement Renzi et son rythme effréné de réformes ont été salués positivement par les investisseurs et par les différentes institutions internationales. Citons notamment l’allégement du processus législatif, la réforme électorale pour instaurer un système proportionnel plus stable (avec forte prime de majorité) et la réforme de la justice civile pour désengorger les tribunaux. L’économie a aussi profité de la vague réformatrice avec une réforme du marché du travail portée en exemple en Europe et la réforme du système de paiement des administrations qui a permis de réduire l’important stock d’impayés et de redonner de l’oxygène aux fournisseurs.

Investir en Italie

L’Italie, c’est un marché domestique conséquent, des habitudes culturelles proches, des normes similaires, un pouvoir d’achat certain, un tissu industriel important, etc. Les entreprises françaises sont particulièrement bien implantées dans le commerce de détail, que ce soit la grande distribution (Carrefour, Leclerc, Auchan) ou la distribution spécialisée, notamment textile (Decathlon, Petit Bateau, Camaïeu, etc.).

Le tissu industriel important de l’Italie et sa capacité à exporter offrent également des opportunités pour les entreprises françaises dans des secteurs d’activité comme la mécanique (sous-traitance, partenariats).

La France est ainsi le premier investisseur étranger en Italie.

Le Crédit Agricole en Italie

Il intervient au travers de Gruppo Cariparma Crédit Agricole (GCCA), septième banque en Italie par la taille, avec près de 900 agences. Grâce au modèle de banque universelle de proximité et à son offre diversifiée au profit des clients particuliers, entreprises, agri-agro, il fait partie des plus grands groupes bancaires et financiers d’Italie (12 000 collaborateurs et plus de 3,5 millions de clients). Tous les métiers du Crédit Agricole sont représentés : la banque de proximité, le crédit à la consommation (Agos), la BFI (Crédit Agricole CIB) et la gestion d’actifs (Amundi) constituent le noyau dur des activités.

On y retrouve également les activités de leasing et de factoring, avec CA Leasing Italie et Eurofactor…

Fort de ses atouts, le Groupe Crédit Agricole se concentre sur les objectifs de développement affirmés dans le PMT « ambitions 2020 » et faire croître en Italie, son second marché domestique, les synergies Groupe au profit de ses clients.

Lettre d'Information Crédit Agricole, n° 90, Juillet 2016, Sophie Collot, Banque de Proximité à l’International, Crédit Agricole SA avec Paola Monperrus-Veroni, direction des Études économiques, Crédit Agricole SA

ENERGIES RENOUVELABLES

Autoconsommer l’énergie solaire : de nouvelles opportunités pour réduire sa facture d’électricité !

Panneaux solaires Qu’est-ce que l’autoconsommation ?

Le principe de l’autoconsommation est de produire de l’électricité et de la consommer sur place. Aujourd’hui, l’autoconsommation est envisagée majoritairement dans le cadre de projets solaires, avec des installations en toitures ou des ombrières de parking, qui peuvent se mettre en place sur de nombreux sites d’entreprises.

Pourquoi l’autoconsommation est en train de se développer ?

Le marché français de l’électricité est en pleine transition. En effet, la production d’électricité n’est plus issue uniquement du nucléaire et de l’hydroélectricité, mais également de sources d’énergies intermittentes comme le solaire ou l’éolien. Le développement de ces énergies renouvelables, avec un réseau de distribution de l’électricité inadapté à une injection décentralisée et variable, entraîne des coûts de rénovation du réseau importants, auxquels s’ajoutent les coûts de rénovation du parc nucléaire français. Même si le prix de l’électricité en France reste pour l’instant le plus bas en Europe, ces différents facteurs ont pour conséquence une tendance à la hausse du prix de l’électricité avec une très forte augmentation des taxes.En parallèle, le marché du photovoltaïque, plutôt mature, a évolué avec des tarifs d’achats de l’électricité qui ont progressivement baissé depuis 2010 entraînant des niveaux de rentabilité insuffisants pour certains projets.

Dans ce contexte, l’autoconsommation représente une opportunité pour les producteurs et les consommateurs, avec un objectif commun d’économiser sur les factures d’électricité.

Ce secteur novateur a récemment été encouragé par l’Etat avec la publication d’une ordonnance encadrant pour la première fois l’autoconsommation, ainsi qu’une aide financière sous forme d’appel d’offres. Ce premier appel d’offre autoconsommation (40 MW répartis sur deux périodes – septembre 2016 et février 2017) permet aux lauréats de percevoir une bonification (en plus des économies sur leurs factures) pour chaque kWh produits et consommés sur place.

Quelles sont les entreprises concernées ?

A condition d’avoir un niveau et une linéarité de consommation électrique suffisants, ainsi que des sites pouvant être équipés avec une centrale photovoltaïque (toiture ou ombrière de parking), beaucoup de secteurs peuvent être concernées. Le montant de l’investissement des centrales photovoltaïques en autoconsommation est de surcroît moins élevés en raison du raccordement absent, et de l’inexistence de règles d’intégration au bâti pour les projets en toiture. Reste à valider bien sûr la rentabilité du projet au regard du potentiel de production de la centrale, en fonction de sa situation géographique.

Ainsi, dans le cadre de leurs investissements de performances énergétiques, ce sont autant d’éléments qui incitent les entreprises à étudier ce type de projet.

BANQUE D’AFFAIRES

Le Capital Investissement

Capital Investissement

Le capital investissement qu’est-ce que c’est ?

Le capital investissement naît de la collaboration entre un entrepreneur et un investisseur : en contrepartie d’un apport financier en fonds propres, l’investisseur va acquérir des actions de la société et en devenir actionnaire, généralement minoritaire, aux côtés de l’entrepreneur.

L’ouverture du capital permet de financer les entreprises dans différentes phases de leur vie : leur démarrage, leur croissance, et leur transmission. On parlera alors respectivement de capital-risque, de capital-développement et de capital-LBO.

L’objectif de l’investisseur sera de céder ses actions en réalisant une plus-value au bout d’une période de 3 à 7 ans, généralement.

Ouvrir son capital ? Oui mais pourquoi ?

Les fonds propres sont des ressources financières durables, qui « appartiennent » à l’entreprise et sur lesquelles elle va pouvoir bâtir son développement. Ils permettent de financer ce que les banques ne financent généralement pas : le besoin en fonds de roulement et les investissements immatériels, comme les recrutements, le développement commercial, les actions de communication, la R&D, etc.

Cet apport en fonds propres permet également de réduire le recours à l’endettement et d’optimiser ainsi le levier financier dans le cas d’investissements stratégiques importants.

En ouvrant son capital, l’entreprise va pouvoir renforcer ses fonds propres et ainsi financer son développement.

L’ouverture du capital présente aussi un avantage stratégique : l’investisseur va apporter son point de vue et ses recommandations stratégiques et permettre à l’entrepreneur de porter un regard plus critique sur sa société pour la faire évoluer.

Par ailleurs, réussir à convaincre un investisseur est un gage de crédibilité de l’entrepreneur auprès de ses fournisseurs et de ses clients.

Enfin, l’entrepreneur va avoir la possibilité d’accéder à un nouveau réseau et ainsi agrandir le sien.

Quand dois-je faire cette démarche ?

Il n’y a pas « un bon moment » pour ouvrir son capital. Cette démarche doit se faire au moment où l’entreprise en a besoin. L’ouverture du capital devient généralement nécessaire lors du passage d’un cap : besoin d’accélérer sa croissance à l’international, besoin de se redimensionner pour pouvoir recruter, besoin de se renforcer avant une opération de croissance externe, besoin de développer un nouveau produit. Autant de motifs qui justifient une levée de fonds.

L'INTERVIEW

Interview de Quentin Supernant, Chef de projet organisation StartupWeekend Grenoble

Logo Startupweekend Grenoble Quentin, peux-tu nous expliquer ce qu'est le Startup Weekend de Grenoble ?

Pas moins de 150 villes dans le monde organisent chaque année un Startup Weekend. Cette année, ce sera la 6ème édition à Grenoble, qui regroupera 120 participants du 14 au 16 octobre. Le principe est le suivant : le vendredi soir, tous ceux qui le souhaitent peuvent proposer une idée à l'assemblée : 15 d'entres eux seront sélectionnés par les participants eux-mêmes, qui se regroupent ensuite en équipe pour le reste du week-end. Ils seront aidés et accompagnés par des mentors / coachs durant tout l'événement, afin de présenter le dimanche leur projet devant un jury d'entrepreneurs et professionnels qui évalueront le travail effectué et la viabilité du projet.

Qui est à l'initiative de cet événement et qui l'organise ?

Startup Weekend est une initiative internationale non lucrative avec une communauté qui nous fournit des outils et des conseils pour que l'expérience soit la même quelle que soit la ville qui l'organise. Dans chaque ville ce sont des bénévoles qui sont à l'initiative et portent cet événement localement. A Grenoble, nous sommes une petite équipe de 9 personnes, et tous prennent du temps en plus de leur activité professionnelle pour l'organiser. C'est donc un événement local, avec une renommée internationale !

Cette année, le Crédit Agricole sud Rhône alpes est le sponsor de cet événement dans le cadre de son projet de Village. Qu'est-ce que va apporter cette collaboration aux entrepreneurs participants au Startup Weekend ?

Un événement comme le Startup Weekend ne pourrait avoir lieu sans nos sponsors, et nous sommes heureux que cette année le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes nous accompagne. Le programme "Le village by CA" nous a vraiment conquis : c'est un programme ambitieux qui peut vraiment faire la différence dans l'écosystème, et nous avons hâte de le voir se concrétiser à Grenoble. Nous espérons que des projets issus du Startup Weekend pourront y trouver leur place, et pourquoi pas devenir les nouvelles "licornes" françaises !

Plus d'informations

StartupWeekend Grenoble

Dernière minute !

Fraude au président

Vol d'identité au téléphone

Les tentatives de fraude se multiplient. Si les périodes de congés sont encore majoritairement ciblées, le phénomène se banalise, comme en témoigne sa récurrence et le nombre d'entreprises qui en sont victimes.

L’un des schémas les plus courants, la « fraude au président », cible en particulier les PME et les ETI. Une personne qui se fait passer pour le dirigeant de l’entreprise demande (par mail, courrier papier ou fax) à un collaborateur une action financière, sous le sceau de la confidentialité et en urgence. L'opération concernée est une opération atypique, par exemple de croissance externe, et souvent à l’international. La somme à transférer, bien entendu sur un nouveau RIB, est par ailleurs suffisamment importante pour qu’il y ait un impact financier significatif sur l’entreprise.

Tous ces signes, ou même seulement certains, doivent alerter le collaborateur qui reçoit la demande. Et si une demande paraît surprenante, tant sur la forme que sur le fond, et qu'un contrôle rapide ne met pas en évidence de risque, il faut sans doute aller plus loin dans son analyse !

Les établissements bancaires effectuent des vérifications à leur niveau, mais la lutte contre la fraude est l’affaire de tous. Afin de se prémunir contre ce risque, les entreprises doivent définir des dispositifs de contrôle interne sécurisant au mieux le processus de saisie et de validation des opérations. Ainsi, sur des montants qu'elles jugent significatifs, une validation par un collaborateur distinct du saisisseur est à privilégier. Les entreprises doivent également veiller à sensibiliser l’ensemble de leurs équipes, et pas seulement les managers, aux risques de fraude. Un coup de fil du collaborateur au dirigeant de l'entreprise (surtout si le donneur d'ordre exige le secret absolu) pour s'assurer du bien-fondé de la demande, cela ne prend que quelques minutes, mais cela peut éviter bien des déconvenues !

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